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Rencontre avec Christine Lewicki, auteure du livre « J’arrête de râler »

Coach d’entreprise et formatrice en développement personnel, Christine Lewicki vit aux Etats-unis, à Los Angeles, depuis 15 ans.  En 2010, elle se lance le défi d’arrêter de râler pendant 21 jours et publie sur son blog des vidéos chaque jour pour partager son challenge ! Le succès du blog est considérable et elle publie deux livres pour aller plus loin : « J’arrête de râler » puis « J’arrête de râler sur mes enfants et mon conjoint« .

Aujourd’hui auteur à succès avec plus de 250 000 exemplaires vendus, elle vient de publier « Wake Up -4 principes fondamentaux pour arrêter de vivre sa vie à moitié endormi » et organise des séminaires à Los Angeles et en France pour que chacun puisse « révéler sa brillance et vivre une vie [extra]-ordinaire« .

 

A l’image du nom du salon où je l’ai rencontrée à Angers, Christine « respire la vie et la joie » ! A travers ses conférences, ou lors de notre rencontre pour l’interview, en quelques minutes elle est capable de vous transmettre cette énergie positive qui vous fait vous dépasser pour réaliser vos rêves. J’ai donc le grand plaisir de vous rapporter notre échange ci-dessous et vous invite à découvrir également son intervention au Ted’x de La Rochelle (à retrouver en fin d’interview).

 

Interview réalisée le 4 octobre 2015 à Angers au Salon « Respirez la Vie »

 

Bonjour Christine, aujourd’hui tu es venue faire une conférence sur le thème de ton dernier livre « Wake up : 4 principes fondamentaux pour arrêter de vivre sa vie à moitié endormi ». Peux-tu nous raconter comment tout cela a commencé, bien avant de devenir une auteur à succès, comment tu as eu le déclic d’entreprendre et de te lancer en indépendante ?

Il y plusieurs raisons à cela… Tout d’abord j’ai grandi dans un terroir d’entrepreneur : mes parents étaient commerçants et je les ai vus partir de rien et construire quelque chose par eux-même. Cela m’a beaucoup aidé à oser me lancer. Mais je ne me suis pas réveillée un matin en me disant que le salariat n’était pas fait pour moi. C’est la situation qui m’a poussée à faire un choix… Il s’avère que je suis partie vivre aux Etats-Unis et que j’ai dû m’adapter à de nouvelles contraintes.

Au début, à mon arrivée à Los Angeles, je ne travaillais pas car je n’avais pas de visa de travail et je m’occupais de mes tous jeunes enfants. Puis après environ 12 mois, l’envie de travailler est venue sérieusement me chatouiller. J’ai toujours aimé le travail et j’ai toujours senti que c’était un merveilleux terrain de jeu pour s’épanouir et se réaliser. Et pourtant je ne savais pas quoi faire ou quelle direction donner à ma carrière. Pendant longtemps je me suis levée le matin confiante dans le fait qu’il y avait quelque part un métier parfait pour moi. J’étais curieuse de découvrir ce que la journée allait me donner comme opportunités de me rapprocher de ce métier. Je n’ai jamais remis en question le fait que j’allais trouver exactement un métier qui me permettrait d’avoir de l’impact, d’activer mes talents tout en satisfaisant mes besoins d’être auprès de mes enfants et de rentrer en France régulièrement pour voir le reste de ma famille.

J’ai finalement vécu 2 ans 1/2 sans travailler. Ce fut deux ans difficiles financièrement car avec le crash informatique (la bulle internet de 2000) la situation de mon mari était très instable !

Puis finalement après encore plusieurs mois de quête guidée par la curiosité et la confiance (et rythmée par les tétées, les sorties aux parcs et tous ces autres plaisirs de la maternité !), un jour j’ai découvert le coaching.  Ce fut pour moi une révélation, comme un don du ciel littéralement. J‘en ai eu la chair de poule, un énorme frisson dans toute mon âme, je ne savais pas exactement ce que c’était, mais quand on m’en a parlé j’ai reconnu que c’était pour moi. Le soir même je suis allé sur internet rechercher ce qu’était le coaching, je me suis dit « alleluyah » ! C’était exactement ce que je voulais pour moi !

Alors quand je me suis lancée, c’était en fait une évidence pour moi ! Un point de non retour…

 

Dans ta vie d’entrepreneure aujourd’hui, quels sont les trois kiffs que tu retiens, ceux qui te font éprouver de la gratitude au quotidien ?

La plus belle chose c’est le sentiment de CONTRIBUER, ce n’est pas réussir pour réussir, avoir de l’argent sur son compte en banque, ce n’est pas ça ma quête… c’est de voir quand je fais une conférence, un séminaire, les gens venir me voir après et me dire que cela les a changés, je me dis quelle chance j’ai de pouvoir faire ça ! Ma réalité est de constamment créer des opportunités pour contribuer aux autres, quand je reçois le retour de ces gens qui me disent comment ca a changé leur vie, je dis MERCI ! C’est le plus beau souhait qu’on peut avoir dans la vie.

La 2ème c hose qui me fait kiffer, c’est qu’en plus de contribuer à l’humanité,  je le fais en étant MOI-MÊME. Plus je suis moi-même, plus je m’éclate, plus je met au coeur de ma vie professionnelle ce qui moi me fait kiffer, ce qui moi me fait vibrer,  ce qui fait chanter mon coeur, plus j’ai d’impact, plus cela contribue aux autres. C’est merveilleux de se dire que je me suis mise dans une situation où plus je fais ce qui me plaît, plus je me dépasse, pour être encore plus moi-même, dans toutes mes imperfections, plus je contribue.

La 3ème, c’est que je suis maître de ce que je fais, aujourd’hui je suis une « entrepreneure nomade », j’ai construis mon business de façon à pouvoir l’exercer partout dans le monde, je rentre tous les étés en France avec mes enfants pendant deux mois, je vis aux Etats-Unis, je vais en Inde, partout où je suis j’ai la liberté de ce que je fais, d’être ce que je suis… Cela n’empêche pas que je travaille beaucoup, que je suis parfois stressée,  je suis toujours en train d’apprendre, mais au final j’ai le pouvoir de décision, même si j’ai aussi le pouvoir de me saboter…

Etre entrepreneur pour moi c’est la meilleure des thérapies. On est obligé de confronter tous nos blocages pour avancer. C’est merveilleux, même si parfois c’est aussi pénible, car il y a souvent une souffrance à traverser pour pouvoir se dépasser, mais derrière cette souffrance il y a une profonde satisfaction, un épanouissement total, ce qui est la quête qu’on a tous dans la vie. Pour avoir cette épanouissement total, il faut accepter de se confronter à nos limites, et c’est souvent inconfortable.

Justement, penses tu que c’est possible pour tout le monde, de vivre de sa passion, de faire ce qu’on aime et pouvoir en vivre ?

La démarche c’est d’entreprendre sa vie, donc oui je pense que c’est possible pour tout le monde, mais que tout le monde ne part pas sur un pied d’égalité dans cette aventure. Déjà il y a des personnes qui partent avec des blessures dans la vie, liées à leur éducation ou leur histoire de vie, il y a tout un travail de cicatrisation à faire, de choisir que ces blessures, ce passé ne définissent pas leur présent et leur futur. Il faut le vouloir, il faut prendre cette décision, prendre la décision de vouloir entreprendre sa vie. Il faut décider d’aller de l’avant, pas en arrière, il faut en avoir envie, sinon on va toujours trouver des excuses, et des bonnes excuses, des vraies excuses réelles… Quand on est trop blessé, ce n’est pas le moment de sauter d’une falaise dans l’entrepreneuriat, il faut d’abord cicatriser.

On a tous des bobos dans la vie, moi j’en ai eu aussi, on s’est tous fait « cognés » par la vie, mais il faut mesurer à quel point on a besoin de grosses sutures, et là on va entamer une thérapie, ou si on considère que ce ne sont que des bleus, et qu’on peut quand même faire le grand saut ! On doit mesurer où on est par rapport à ça et ne pas hésiter à se faire aider pour se sentir solide pour entreprendre sa vie. il faut le vouloir, ce qui aide beaucoup c’est de connecter notre réussite à quelque chose de plus grand que nous, ce n’est pas juste vouloir réussir et gagner de l’argent, on est très vite limités si on est dans cette spirale, je veux entreprendre parce que je veux contribuer à l’humanité, car je veux changer le monde, je veux être le changement que je veux voir dans le monde, parce que ma réussite sera le signe que j’ai posé ma pierre à l’édifice de cette humanité et c’est ça qui te donne des ailes, qui te donne envie de te dépasser et d’aller plus loin.

 

Tu nous a confié qu’au début ce n’était pas facile financièrement pour démarrer… mais ensuite dans ta vie d’entrepreneure y-a-t- il eu des obstacles que tu as réussi à surmonter et comment tu as pu les surmonter ?

Il y a eu le moment difficile au moment de se lancer, en effet, où on était pas sûrs de pouvoir payer le loyer à la fin du mois. Après j’ai eu la chance que pour mon mari cela aille mieux, mais moi je gérais une grande culpabilité de ne pas contribuer suffisamment à la famille, je n’étais pas une femme qui voulait dépendre de son conjoint, j’avais beaucoup de croyances par rapport à ça et c’était difficile de ramener de l’argent au début. Quand j’expliquais mon métier, tout le monde me disait « Ah good for you ! », c’est bien bravo, mais personne ne me donnait sa carte bancaire ! Je me souviens d’être rentrée un soir d’une réunion de réseau et d’avoir eu envie de vomir, de me dire qu’est ce qu’il va falloir que je fasse pour y arriver ! ! Je savais que j’étais une bonne coach, je n’avais pas beaucoup de clients, mais avec ceux que j’avais cela se passait très bien et je réussissais, mais je n’arrivais pas à transmettre mon expertise à mes prospects.

Un jour mon mari m’a dit « tu sais Christine c’est pas dur de gagner de l’argent » ! Je me souviens avoir ressenti de la colère par rapport à sa remarque car j’avais l’impression d’être niée dans mes efforts et pourtant quelques années plus tard je dois avouer qu’il avait raison ! Finalement j’ai un jour atteint un point de non retour où j’ai décidé de me faire aider… J’ai engagé les services (très coûteux) des business coachs pour apprendre l’état d’esprit de l’entrepreneuriat, le marketing, la vente. Etre entrepreneur cela s’apprend, et il est important je pense d’oser investir en soi pour avancer. C’est difficile au début quand on se lance, car on est fauchés ! Moi j’ai choisi de me former, alors que je gagnais à peine 500$ par mois, je me suis inscrite à un programme qui valait 8000 dollars ! C’était un paiement en 3 fois, j’avais à peine de quoi payer le premier tiers, je me voyais pas du tout imposer la charge financière de ce programme sur notre budget familial ! Alors je me suis débrouillée, j’ai pris sur mon épargne personnel pour le premier règlement, et je me suis mise dans une situation où il fallait que j’agisse autrement pour pouvoir honorer les paiements suivants. Et je ne sais pas si c’est mes efforts qui ont été différents, les actions que j’ai posées qui ont été différentes, ou si c’est la vie qui m’a répondu et qui m’a dit « là tu prends des risques je vais te soutenir », c’est sûrement un peu des trois, mais j’ai décroché des clients que je n’aurai jamais cru décrocher à ce moment là, et j’ai pu payer mes programmes, j’ai pu me former, me faire aider. Je me suis formée pour transformer ma zone d’incompétence en une expertise.

J’ai osé faire ce grand saut financier car je n’en pouvais plus de pédaler dans la semoule et de stagner ! Je me suis dit ce n’est pas possible, je ne refais pas une année comme cela… manifestement, seule je n’y arrivais pas… il fallait que je me fasse aider ! Comme arrêter ne faisait pas partie de mes options, j’ai fait confiance à la vie… et j’ai commencé à aligner mes actes à la hauteur de mes ambitions.

 

Le fait de vivre aux Etats Unis, est-ce que cela a été un frein ou au contraire une chance pour entreprendre ?

Je pense que ce qui m’a aidé d’abord c’est d’être dans un espace de coworking, entourée d’entrepreneurs, de gens qui innovent, qui lancent des projets dont ils ne sont pas sûrs que cela va marcher, mais qui s’engagent à mener le projet jusqu’au bout. Dans mon livre Wake Up, je parle de prendre soin de sa source et de s’entourer de bonnes personnes. Je m’entoure de gens qui eux aussi font ce que je suis en train d’essayer de faire, et qui sont engagés, et qui me donnent leur feedback, et on s’entraide.

Aux Etats-Unis on a tendance à tout de suite te soutenir, mais attention c’est éphémère, les gens te disent « Good for you » mais en même temps ils sont tellement occupés par leurs propres projets… que leur soutien est plus moral que concret ! Au contraire en France on va te dire « tu ne te rends pas compte ce dans quoi tu mets les pieds ! », mais dans ce « tu ne te rends pas compte » on te donne de vraies infos, négatives et limitantes certes, mais que l’on peut prendre en compte pour avancer, ils s’investissent peut-être plus dans leurs arguments, et si on est capable de puiser dans ces arguments pour contrecarrer les objections et affiner son projet, pourquoi pas ?

Quel est ton prochain défi, ton prochain rêve ?

Mon grand défi du moment c’est de me positionner comme auteur sur le marché américain. Mes livres ne sont pas traduits en anglais, et j’aimerai comme en France, pouvoir me positionner parmi les grand auteurs de développement personnel américains.

J’ai également en tête de poursuivre le message de « Wake up » et de l’amener plus loin, ca va commencer par des nouveaux séminaires pour des gens qui ont déjà fait « Wake up », pouvoir y aborder ce que j’appelle « des conversations plus profondes pour s’élever plus haut », donc j’y travaille actuellement.

Et parmi mes rêves, en fait je suis en train d’en réaliser un : emmener toute la famille au Japon à Pâques, cela faisait longtemps qu’on en parlait, c’est un rêve personnel qui se réalise… c’est fait, on part au Japon tous ensemble !

Pour conclure que dirais-tu aux entrepreneures qui se lancent ? Un conseil, une devise ?

Assurez-vous que vous construisez un business qui vous fait vraiment kiffer, où vous vous dites « c’est exactement ca que je veux faire » et je vais le faire jusqu’au bout car il est pas question de faire autre chose !

C’est tellement de travail d’être entrepreneur, un tel engagement, vous avez l’opportunité de partir d’un terrain vague où il n’y a rien, oui ca peut être douloureux quand on démarre, alors au moins faites les plans de votre entreprise de rêve, posez les fondations d’un business qui vous fait vraiment kiffer, et pas un business qui est conforme à ce que vous pensez que les autres attendent de vous. Cela vous donnera envie de le pousser encore plus loin, il y aura du plaisir, de la joie, et c’est ce qui vous amènera à vous dépasser, même si parfois c’est terrifiant, mais quand on le fait pour les bonnes raisons c’est extraordinaire ! C’est ça ma devise !

Et en même temps rattachez-le à une cause qui vous dépasse, la mission de votre entreprise n’est pas de remplir votre compte bancaire ! Ce dernier n’est que le résultat de votre contribution. Je dis souvent que mon compte bancaire est la représentation de l’impact que j’ai eu sur mes clients ! Si j’ai eu beaucoup d’argent, cela veut dire que j’ai beaucoup contribué à l’humanité, et il n’est pas question que j’ai beaucoup d’argent sans avoir contribué, point barre. C’est de l’argent qui a du sens ! Si j’apporte aux gens, alors mes séminaires sont complets, parce que le bouche à oreille se fait, j’ai plus de monde, et du coup j’augmente la taille de mes séminaires, je ne suis pas là juste pour prendre, si je contribue aux gens alors c’est normal qu’ils me rémunèrent avec de l’argent, ce n’est pas parce que je suis dans le développement personnel que tout doit être gratuit, il faut pouvoir en vivre si on veut continuer ce métier !

 

Merci Christine !

 

A découvrir : la vidéo de Christine Lewicki au TED’x La Rochelle 2013

 

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1Commentaire
  • 17 décembre 2015
    reply
    Stella/Fil.Etoffe

    bonjour Nathalie,
    merci beaucoup pour cette très interview très instructive, pleine d’énergie et d’espoir,
    belle journée,
    Stella/Fil.Etoffe

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