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Rencontre avec Céline Boura, Le luxe d’être soi au Cap Ferret

Rencontre avec Céline Boura, fondatrice de Leluxedetresoi.com, qui nous accueille dans son nouveau lieu de vie, entre terre et mer, au Cap Ferret !

Céline est solo entrepreneure depuis 5 ans, elle a fondé l’agence et le blog Leluxedetresoi.com et accompagne les entrepreneur(e)s dans l’affirmation de leur identité « afin de faire de leur entreprise une marque alignée et incarnée ».

J’ai rencontré Céline en 2012, je l’avais invitée à donner une conférence au Forum Entrepreneuriat Féminin d’Aquitaine organisé par le réseau Drôles d’EntrepreneurEs que j’ai co-créé et présidé pendant 4 ans… la rencontre a été fulgurante, frissonnante et déterminante, pour moi comme pour la majorité des participantes ! Inspirante, sensible, intuitive et généreuse, Céline ne laisse pas indifférente quand on l’écoute !

Après qu’elle m’ait accompagnée pendant plusieurs mois dans ma quête de cohérence et de réalisation personnelle et professionnelle, c’est avec plaisir et émotion que j’ouvre cette rubrique des portraits d’entrepreneures avec Céline Boura, qui m’a aidée à réaliser mon plus beau projet : Solo EntrepreneurEs.

Interview réalisée le 19 septembre 2015

 

Bonjour Céline ! Tu viens de fêter les 5 ans de ton blog / entreprise Le luxe d’être soi, aujourd’hui je te retrouve au Cap Ferret où tu as installée ta vie pro et perso en mars dernier. Peux-tu nous expliquer comment après 5 ans, tu as réalisé ta propre transformation, ta « révolution intérieure », pour te retrouver ici au Ferret ? Quel a été d’abord le déclic qui t’a permis de devenir entrepreneure ? 

En fait c’est un parcours en plusieurs étapes !

Un licenciement attendu !

En mai 2010 je suis licenciée économique, on m’annonce que je ne fais plus partie des effectifs, je saute de joie ! Je comprends qu’enfin je vais pouvoir devenir moi-même. Je pense que j’attendais ce moment depuis longtemps, il fallait qu’une opportunité se crée, avoir l’espace temps nécessaire pour penser au-delà d’un projet d’entreprise, à un projet de vie. Il se trouve que mon projet de vie a pris la forme d’une entreprise qui s’appelle Le Luxe d’Etre Soi.

J’ai créé mon blog en septembre 2010, en posant ouvertement cette question, que je me posais d’abord à moi-même : « Peut-on réussir en étant soi-même ? ». 2 à 3 fois par semaine pendant 1 an et demi, je faisais des interviews, des analyses, des vidéos pour créer un focus, un regard sur cette question qui à l’époque était totalement inattendue : rien ni personne ne m’attendait.

Dès le départ, j’étais à la croisée de mon expérience précédente, l’image, le marketing, la communication, avec l’envie d’aborder la psychologie, le développement de soi, la réalisation personnelle… comment mettre ensemble tous ces aspects dans une seule et même expertise. Et c’est la puissance du blog qui m’a permis en quelques mois de me faire un nom, d’avoir un lectorat, et donc d’acquérir une clientèle d’entrepreneurs, sans jamais avoir à prospecter.

Pourquoi les entrepreneurs ? Parce que lorsqu’on est un entrepreneur solo, on est justement à la fois une structure commerciale et un individu ; c’est la cohérence, l’adéquation entre qui on est, ce qu’on vend et ce qu’on communique qui fait toute la différence.

En fait en faisant ce travail là pour moi, en même temps j’ai permis à mes clients de le faire. C’est vraiment un travail en miroir depuis 5 ans, avec des étapes importantes.

Une révolution souterraine…

Une de ces étapes importantes, a été le cap des 3 ans de mon entreprise : l’été 2013. Un seuil où en général on sait si son entreprise est viable, pérenne ou pas… Pour moi c’était le cas, mais je ne voulais pas que ma vie se définisse uniquement à ma réussite professionnelle. Quand je travaillais, j’étais connectée et alignée avec moi-même, mais je ne l’étais pas suffisamment dans ma vie personnelle,  après avoir traversé des épreuves d’une dureté sans nom.

J’avais donc besoin d’explorer une nouvelle partie de mon développement, et alors que je commençais à développer mon activité sur Bordeaux suite à ma conférence du 18 septembre 2012 au Forum des Drôles d’entrepreneures, j’ai commencé à penser venir m’y installer. Je ne connaissais pas du tout cette région, je faisais également d’autres conférences à ce moment, dans d’autres villes, mais c’est à Bordeaux qu’il s’est passé quelque chose de très particulier…

Cette conférence a été un grand moment : je me suis sentie accueillie dans cette ville et en même temps cela a pris du temps pour y faire ma place. C’est une réflexion qui m’a finalement pris deux ans, avec une prise de décision radicale en novembre 2014… vers le Cap Ferret ! Ce n’était finalement pas d’une vie urbaine dont j’avais besoin, mais d’un retour à l’essence de l’essentiel.

Avant j’étais dans une quête d’aller plus haut, plus grand, plus fort, je suis partie à New York et à Montréal début 2014 avec des rêves de développement à l’international, qui correspondaient à « mon idéal de jeunesse ». La consécration pour moi c’était de partir faire du business à New York !

Et le jour où j’ai posé le pied à New York, où j’étais arrivée à ma consécration, c’est comme si l’image de mon idéal s’écroulait. Là-bas, tu n’existes que par rapport à ta réussite, à ce que tu gagnes, à ce que tu vaux socialement, c’est ton business qui te définit et je n’avais plus du tout envie de cela…  C’est à cette période là, début 2014, que j’ai vraiment commencé à repenser mes priorités, la vie que je voulais, pourquoi, comment, avec qui, et un an après j’arrivais au Cap Ferret avec ma fille, mon ordinateur, et 10 cartons ! Less is more, délestage du passé et mise en place d’une nouvelle façon de vivre et de travailler. Alignée entre mon moi business et mon moi profond. Le Luxe d’Etre soi m’a permis de devenir moi.

Aujourd’hui c’est mon entreprise qui s’adapte à moi

Le Cap Ferret, ça ne faisait pas partie de mon programme mental de vie. Mais lorsque j’y ai mis les pieds, j’ai été littéralement « happée », « appelée ». J’ai fait confiance à mon ressenti, j’ai suivi le mouvement, et comme c’était cohérent pour moi, cela a été aussi cohérent pour mon business. J’ai transféré ce que je faisais à Paris, les séminaires de formation, et mes accompagnements individuels. Aujourd’hui mes clients se déplacent pour venir ici, je vais sur Bordeaux, je remonte sur Paris régulièrement et je travaille sur Skype.

Je dirais que les 3 premières années je me suis adaptée à mon entreprise, et tout le travail que j’ai fait sur moi depuis 2 ans c’est pour que mon entreprise s’adapte à moi. Je vis aujourd’hui Le luxe d’Etre Soi sur tous les plans et cela attire une clientèle plus pointue, plus mature, en recherche de ce « quelque chose » d’indéfinissable et essentiel pour leur business. Leur âme.

J’ai l’impression d’avoir bouclé une boucle en 5 ans et de m’ouvrir sur autre chose … je ne sais pas quoi encore… mais une autre forme de transmission. L’écriture de mon livre, ces 6 derniers mois, y a grandement contribué. :)

 

En fait la transformation que tu opères chez tes clients, tu l’opères sur toi en même temps ? Est ce que cela veut dire qu’être entrepreneur c’est être en constante adaptation ?

Oui je pense qu’il faut être à l’écoute de soi-même tout en étant en même temps très à l’écoute de son marché et de ses clients, et c’est dans le juste milieu entre soi et ses clients qu’on trouve ce qu’on peut apporter d’unique au monde.

Pour moi la clé c’est l’intuition, et j’ai vraiment appris à en faire mon outil de travail principal. Apprendre à regarder, à écouter, à comprendre ce qui se passe derrière les mots, c’est juste essentiel pour ne pas se perdre dans la jungle du business… dans la jungle de la vie.

Je suis très attentive au besoin des autres, tout comme je suis attentive à mes besoins, au feedback que l’on peut me faire, à toute remarque positive ou négative, car je considère que tout est apprentissage et tout est construction. J’écoute tout ce qu’on me dit, je m’écoute, et ensuite je fais ma sauce… Et quand je fais un choix, c’est qu’il a longuement été intériorisé, donc j’y vais à fond et je ne reviens pas dessus.

C’est une discipline personnelle, car c’est à partir du moment où on est rentré dans le cadre qu’on peut en sortir ! C’est là où les choses deviennent plus créatives, plus inattendues, parce qu’on n’est plus dans un business plan figé juste avec des chiffres et des objectifs mais dans une écoute et une réactivité avec ce qui se passe au quotidien : on passe des rapports de force aux rapports de flux. Avec cette énergie, tout est plus simple et tout va plus vite. C’est ça le quantique ! Et c’est en ce sens que les transformations des entreprises, des individus, peuvent se faire sans heurts ni douleurs.

Si je ne m’étais pas écoutée, mon business plan aurait été à New York sur les trois ans à venir ! Mais j’ai tenu compte du malaise que j’ai ressenti là-bas… Je ne m’y sentais pas à ma place, j’ai voulu savoir pourquoi, j’ai creusé et j’ai déroulé ce fil… à force d’accompagner et de côtoyer des entrepreneurs, à leur apprendre à être en phase avec eux-mêmes, à être en adéquation avec ce qu’ils vendent, ce qu’ils communiquent, forcément je fais moi-même ce travail sur moi en permanence.

 

Quels sont les 3 kiffs que tu retiens de ta vie d’entrepreneure à 5 ans ?

Mon kiff c’est de n’avoir qu’un plan A, ne pas avoir de plan B ! En même temps, j’ai fait plein de virages dans ce plan A, ce n’est pas une ligne droite, le plan A ça veut dire être soi, ça peut prendre des formes très différentes, mais dans le fond je suis toujours la même. Ce qui a changé, c’est que mon entreprise m’a permis de trouver ma place et mon utilité dans le monde, et de gagner ma vie sans y perdre mon âme. Et ça c’est juste priceless !

Mon plus grand kiff en 2015 c’est d’être arrivée à avoir 100 % de clients idéaux ! Cela n’a pas été facile, car j’ai beaucoup renoncé à la facilité, et beaucoup travaillé les contenus de mon blog pour faire évoluer mon message subtilement, mais de façon significative. Cette notion, que je fais travailler à mes clients, de « avec qui je veux travailler et pourquoi » et s’y tenir, ce n’est pas évident, car il y a toujours en arrière-plan le « comment on va faire rentrer de l’argent ». Mais sur le long terme, ça marche et c’est hyper gratifiant. Le 100 % me fait comprendre que je suis dans le juste, que je suis restée bien en phase avec mon axe, même en changeant d’axes et même si cela ne plaît pas à tout le monde.

Le 3ème kiff serait justement de ne pas plaire à tout le monde, et ce n’est pas être prétentieuse de dire cela. C’est juste que par rapport à qui on est, comment on le fait et pourquoi on le fait, il y a des gens qui vont adhérer, et ce sera peut-être une petite partie de la population, mais en tout cas les clients que j’ai aujourd’hui, je me reconnais en eux, et ils se reconnaissent en moi.

Je les accompagne en moyenne 6 mois à 1 an, donc mieux vaut être en phase dès le départ ! Ne pas plaire à tout le monde, c’est s’aimer soi-même et se respecter, et alors on vous respecte d’autant plus et on a une vie et un business beaucoup plus qualitatifs.

 

L’aventure entrepreneuriale est souvent faite de hauts et de bas, on le vit tous, quel a été pour toi le moment le plus difficile et comment tu l’as surmonté ?

Le moment le plus difficile pour moi n’a pas été entrepreneurial, mais personnel. Ca a été de me retrouver seule avec ma fille 1 an après le lancement de mon entreprise. Cela a été un choc si énorme dans ma vie, que j’ai appris sans doute très vite à me concentrer sur l’essentiel, à me réaliser, à me mettre des priorités et à relativiser. Tout ça ce ne sont pas des concepts pour moi, c’est du vécu dans mes tripes.

Aujourd’hui ce n’est pas que je n’ai pas de bas, mais certaines choses qui paraissent difficiles à beaucoup de gens ne le sont plus pour moi. J’ai appris à ne plus avoir peur et à compter sur moi-même en toute circonstance. Ce que j’ai traversé est au-delà de l’imaginable, donc il y a beaucoup de sujets sur lesquels je ne me prends plus la tête. Ce qui marche, marche, ce qui ne marche pas, ne devait pas se faire, ou se fera autrement, à un autre moment.

Mon échelle de priorités s’est éclatée et remise à un autre niveau : si les choses fonctionnent je trace, si ça ne fonctionne pas je bifurque… Du coup, je ne peux pas dire que je n’ai plus de difficultés, mais pour moi le plus difficile a été de devoir gérer seule mon business, mon enfant et ma vie, ce qui m’a obligé à décupler mon cerveau, mon intuition, ma capacité d’adaptation, atouts finalement très utiles dans la vie de tous les jours. Aujourd’hui pour moi plus rien n’est grave, mon entreprise va où elle doit aller…

 

Quelle est la phrase inspirante que tu voudrais donner en conseil aux entrepreneures qui nous lisent ?

C’est une phrase de Steve Jobs et c’est la seule ligne de conduite que j’ai toujours suivie :

« Ayez le courage de suivre votre coeur et votre intuition, eux seuls savent vraiment ce que vous voulez devenir, tout le reste est secondaire ».

 

Retrouvez Céline sur son blog avec son dernier article : « Ne montre pas… laisse moi voir »

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2 Commentaires
  • 10 novembre 2015
    reply

    Très bon et beau témoignage : Céline a dit exactement ce que je pensais depuis un moment .. et oui, la vie est comme une entreprise (et vice-versa) : Elle n’est pas figée;
    Sinon merci également à Nathalie pour le partage de ce témoignage via ce webzine.

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