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Rencontre avec Delphine Remy-Boutang, co-fondatrice de la Journée de la Femme Digitale

Delphine Remy-Boutang est « THE » femme du digital en France et en Angleterre ! Après un parcours remarquable de 13 ans chez IBM où elle a gravi les échelons grâce à sa passion des réseaux sociaux jusqu’à une nomination en 2006 en tant que Directrice du Social Media d’IBM Monde, elle devient entrepreneure et fonde l’agence de conseil en stratégies digitales « the Bureau » en 2011 à Londres, puis à Paris, pour aider les grands groupes à faire leur transformation digitale.

Nommée « Femme en Or Digitale » à Avoriaz en 2015, Delphine, très engagée pour l’empowerment féminin, et elle même « self-made woman », a co-fondé, avec Catherine Barba, la Journée de la Femme Digitale qui vient de boucler sa 4ème édition le 10 mars 2016 aux Folies Bergères à Paris.

Avec une édition innovante sur le thème « Meet the future » et un programme ambitieux autour de 80 intervenants, la Journée de la Femme Digitate s’adresse aux intrapreneures et entrepreneures qui osent se lancer dans ou grâce au numérique.

Retour sur cet évènement incontournable pour les femmes et le digital avec Delphine que j’ai eu le plaisir d’interviewer au téléphone quelques jours après son succès à Paris !

 

La 4ème édition de la #JFD16

 

jdf2016

« Partageons notre inspiration du futur, et imaginons ensemble maintenant comment on peut utiliser le numérique au service d’un monde meilleur, un monde au féminin ».

 

Comment avez-vous vécu l’évènement, quels sont vos retours sur cette 4ème édition « Meet the future » ?

« C’était magique ! »

L’évènement s’est déroulé à guichet fermé cette année avec 3650 participants aux Folies Bergères, et le double derrière leurs écrans ! [L’évènement était proposé en live-stream].

Oui le digital c’est magique, nous avons même fait intervenir des magiciens pour montrer que grâce au digital on peut se révéler, on peut créer et se réinventer. Le digital c’est un outil, mais derrière cet outil il y a des être humains. Nous sommes dans un monde où tout va très vite, où il faut être connecté au maximum : le digital nous apporte cette possibilité de nous connecter pour créer et faire grandir son business et c’est une réelle opportunité non seulement professionnelle mais aussi personnelle qu’il ne faut pas sous-estimer.

Mon pari pour cette 4ème édition sans précédent de la JFD c’était de proposer un évènement qui sorte de l’entre-soi du digital, pour construire un événement accessible à tous, gratuit, mais accessible également dans les messages pour faire sentir au public le fait que finalement, on est toutes des femmes digitales ! Avec le pari cette année d’une double programmation en simultané, et aussi des moments de respiration, des intermèdes artistiques, des moments de réflexion plus philosophique. La philosophe Elsa Godard et le philosophe Charles Pépin sont venus pour poser des réflexions autour de la question « comment le digital transforme notre regard ? » avec les réseaux sociaux, notamment les selfies, et comment on se positionne par rapport à soi et par rapport aux autres. Je trouvais intéressant d’aborder ce sujet.

Je viens d’intervenir avec Coca-Cola France au Printemps de l’Optimisme, on a beaucoup parlé de cette notion du « JE », du « MOI JE » qu’apporte le digital et les réseaux sociaux. Or je ne suis pas tout à fait d’accord avec ça, justement je pense que le digital apporte une nouvelle dynamique qui n’est pas juste le « je », mais aussi le « nous », le « JE/NOUS ». Ce qui est extraordinaire c’est que l’on n’est plus seul, on est connectés pour le meilleur, et on peut faire des choses très positives pour créer un monde meilleur avec le digital. C’est pour cela aussi que le 10 mars dernier on a fait intervenir des artistes, comme Naziha Mestaoui pour parler de « One Heart One Tree » [une application permettant à chacun de planter un arbre et de le projeter symboliquement sur la Tour Eiffel] ou comment le digital peut aider à lutter contre la déforestation en Amazonie. Par des happenings, des créations digitales, on peut aider à des causes humaines. Claire Bardainne a également présenté sur scène ses projets artistiques innovants autour du numérique vivant, la chorégraphe Blanca Li a été interviewée par Madame Figaro pour son spectacle intitulé « robots ». Autant de projets et d’intervenants qui nous ont prouvé que le futur, c’est aujourd’hui.

La #JFD16 cette année proposait de rencontrer le futur : « Meet the future » avec au programme 3 grands thèmes : un état des lieux, le futur est en marche et enfin l’art de se lancer. Un programme rythmé autour de moments clés : inspiration – respiration – innovation

 

#1 Inspiration

Nous avons organisé des prises de parole de grandes femmes intrapreneures et entrepreneures. Je prône l’intrapreneuriat, car entreprendre, plus que jamais aujourd’hui avec la révolution que nous vivons, ce n’est plus seulement être entrepreneur mais c’est aussi entreprendre sa vie, travailler dans des grands groupes et porter des projets de transformation digitale au sein de l’entreprise. Les prises de paroles étaient très différentes, très dynamiques, sous forme de duos, trios, avec des talks de moins de 10 minutes. Et un parti pris fort : pas de présentation, mais des speakers qui montaient sur scène seuls, sans animateur. Cette scène d’une grande salle parisienne, rebaptisée « scène du futur » pour l’occasion, a été le temps d’une journée le théâtre d’une conférence du futur sans table ronde et sans slides -ou presque !

“nothing happens within your comfort zone”

J’ai la certitude, et je le dis souvent à mes équipes, “nothing happens within your comfort zone” : rien ne se passe dans sa zone de confort, la magie s’opère et l’innovation se créé dans les zones de dé-confort, c’est pourquoi nous avons choisi d’amener les gens dans une salle de théâtre avec une dimension plus humaine et moins business, pour recréer du sens dont nous avons tant besoin aujourd’hui, sans donner le « job title » des intervenants, mais plutôt leur compte Twitter afin d’inviter les participants à découvrir les intervenants sur les réseaux sociaux… Les participants eux aussi ont eu l’occasion de communiquer sur leur Twitter ID grâce à un dispositif innovant proposé par Petit Bateau qui consistait à broder l’identifiant des participants sur un t-shirt de la marque, une avant-première mondiale ! En somme, des dispositifs qui ont permis de dire aux intervenants et aux participants qu’aujourd’hui on se doit d’être présent sur les réseaux sociaux pour créer de l’influence et montrer l’exemple, et que la parole peut être démultipliée quand on est sur les réseaux sociaux.

La dimension humaine dont je parlais, nous l’avons également retrouvée dans les interventions des speakers de la Live Scène. Une scène construire à l’occasion de la JFD16 au sein du Village du Futur pour permettre aux participants de profiter d’une véritable proximité avec les intervenants, des startupeurs qui ont joué le jeu de cet exercice inédit !

 

#2 Respiration

Nous avons souhaité proposer aux participants des moments de respiration dans ce programme riche. Plusieurs options ont été offertes : un programme dédié à la relaxation proposé par Tigre Yoga Club –je suis moi-même très accro au Yoga !– pour rester connecté à soi-même, c’est important car même si l’on est tous très connectés, il est fondamental de rester connecté à soi, de prendre des temps de déconnexion.

« Sky is the limit ! »

Une séance d’hypnose géante réalisée en début de journée dans le grand théâtre des Folies Bergère a parfaitement introduit la journée et a aidé les participants à se préparer à penser autrement, à casser les idées reçues pour le reste de la journée, se dire que tout est possible : « sky is the limit » ! Finalement on s’aperçoit qu’on peut aller encore plus loin et encore plus haut, que l’on peut casser nos propres conditionnements qui nous disent « je ne vais pas y arriver … ». Des moments de magie digitale et d’intermèdes artistiques apportaient également une source de respiration, ainsi que les « 10 minutes essentiel » proposés alternativement sur la Scène du Futur et la Live Scène par Madame Figaro, l’occasion d’écouter le point de vue d’artistes et de philosophes sur les incidences et les enjeux du numérique.

 

#3 Innovation

Côté scène, Fabienne Dulac, Directrice Executive d’Orange France a ouvert la journée avec moi et nous avions aussi Pepper le robot à nos côtés pour ouvrir une journée 3.0 ! Côté Village du Futur, nos 42 partenaires ont offert aux participants des savoirs à emporter pour que ceux-ci puissent amener chez eux, dans leurs entreprises, cette vision du futur. Tout cela grâce à un tattoo connecté à un scanner, utile aussi pour vivre le programme en réalité augmentée, une première mondiale car cela n’avait jamais été fait auparavant !

Autre nouveauté de l’année : l’application #JFD16, le « tinder » de la JFD a permis aux participants de networker toute la journée avec #JFDMatch. Une nouveauté importante pour moi, car pour citer Steve Jobs “innovation starts when people meet people”.

C’était une grande journée ouverte et gratuite au grand public, B to B et B to C, car le digital touche chacun de nous, dans nos vies professionnelles et privées, il change nos façons de travailler mais aussi de vivre en général et je suis persuadée que c’est pour le meilleur si on le comprend plutôt que de le subir. Aujourd’hui nous vivons dans un monde beaucoup plus horizontal, on peut être « ami » avec son boss sur Facebook, donc chaque prise de parole doit être réfléchie et pesée, car tout le monde peut vous écouter…

Nous avons fait un état des lieux des femmes et du numérique, avec l’enquête « Le digital : Quelles nouvelles perspectives pour les femmes » et abordé « le futur est en marche » avec le futur des différents secteurs : médias, innovation, beauté, santé, banque…

 

Le Prix Margaret

 

L’art de se lancer, ce troisième grand thème a permis de présenter encore plus de rôles modèles aux femmes et de leur donner envie de se lancer, d’oser… Car je suis convaincue que les rôles modèles ont un impact primordial. Il existe d’ailleurs des études à ce sujet, Mac Kinsey en 2005 disait que 65 % femmes ne se lancent pas car elles n’ont pas de rôles modèles. Aujourd’hui dans le monde du numérique on parle toujours des mêmes roles modèles, Sheryl Sandberg ou Marissa Meyer… mais ce sont des rôles modèles contre-productifs car intimidants. Il faut montrer aujourd’hui des modèles d’entrepreneures, d’intrapreneures, des startupeuses, des femmes accessibles pour que chacune puisse se projeter.

Nous l’avons incarné en remettant comme chaque année des prix, le Prix de la femme digitale entrepreneure [attribué à Véronique Morali, Présidente de Fimalac Développement et du directoire de Webedia] et le Prix de la femme digitale intrapreneure [attribué à Magali Theveniault, Directrice du secteur Travel& Hospitality chez Capgemini Consulting] en donnant pour la première année un nom à ce prix : Le prix Margaret.

Après les Césars ou les Oscars qui sont des nom peu féminins, j’ai choisi Margaret, en hommage à Margaret Hamilton, la codeuse informatique de la NASA, pour montrer que l’univers des codeuses est un univers du futur, et qu’il peut aussi être incarné par des femmes, qu’il n’y a pas que des développeurs ou des matheux hommes, et qu’il faut mettre en avant ces femmes même si elles ne sont pas connues !

 

Pour en savoir plus

Retrouvez le bilan de la Journée sur le site → www.lajourneedelafemmedigitale.fr
Toutes les vidéos en ligne sur → Youtube
Et les tweets de l’évènement sur → Twitter

Portrait de Delphine Remy-Boutang

Vous êtes vous-même entrepreneure, depuis combien de temps et quel a été le déclic pour vous d’entreprendre ?

J’ai monté mon agence de communication digitale « the Bureau » pratiquement en même temps que j’ai co-fondé la Journée de la Femme Digitale avec Catherine Barba, en 2012. C’est mon agence qui produit l’évènement.

En fait je n’ai pas eu un seul déclic, mais plusieurs ! D’abord c’est ma crise de la quarantaine ! ! J’étais chez IBM pendant 13 ans, j’ai travaillé dans une entreprise anglo-saxonne, où « ce n’est pas d’où l’on vient qui est important mais là où on veut aller », où j’ai réellement appris sur le terrain à être en/intrapreneur. J’ai décidé de monter mon agence car à l’époque j’avais été nommée directrice du social media chez IBM Monde, en 2006, au tout début des réseaux sociaux et des balbutiements des entreprises qui décidaient d’investir dans le social business. J’ai mis tout ça en place, la réflexion, la transformation interne, la culture d’entreprise et le changement de conduite… et j’ai eu envie de partager ce modèle mis en place chez IBM à d’autres entreprises. C’est ce que je fais aujourd’hui avec une partie de conseil et une partie opérationnelle : mon agence monte des campagnes digitales pour Harley Davidson, Orange…

 

Quels sont les 3 kiffs que vous vivez au quotidien en tant qu’entrepreneure ?

Sans aucun doute, la liberté ! Même si cette liberté a des conséquences, car c’est beaucoup de travail !  Ma vraie fierté c’est de créer des emplois et d’apprendre tous les jours, se dire que rien n’est jamais acquis, qu’il faut trouver en permanence de nouveaux clients, recruter de nouveaux talents. Ce qui est le plus difficile, ce n’est pas de trouver des clients, mais de recruter des gens qui ont un bon esprit, qui ont envie de travailler, de façon très collaborative. Je suis dans le digital, j’impose à mes équipes d’être collaboratives et ouvertes. Chacun reste maître de ses projets, et est valorisé et reconnu selon ce qu’il a fait et comment il l’a fait. Je prône aussi l’équilibre entre la vie privé et la vie professionnelle.

J’ai travaillé 14 ans en Angleterre où si l’on quittait le bureau après 18h, c’était mal vu, car cela voulait dire qu’on avait mal organisé sa journée. En France, il y a un gros fléau qui est le présentéisme. C’est pour cela que les femmes peuvent vraiment utiliser le digital comme une vraie force car aujourd’hui on peut travailler autrement, différemment, on peut réseauter grâce aux réseaux sociaux, se dire qu’on a pas à faire de choix, on a pas à renoncer. Choisir c’est renoncer, pourquoi renoncer ? Grâce au digital on peut « ne pas renoncer à notre vie privée et être efficace et sucessful » !

En France, il y a deux choses dont on ne parle jamais : la culture de l’échec et le succès. Non seulement on n’apprend pas l’échec, la prise de risques, le fait qu’on a le droit de se tromper, de faire des erreurs. Si l’on ne fait pas d’erreur, on n’invente pas, on n’innove pas… Et l’autre chose que l’on n’apprend pas non plus, c’est le succès ! Le succès est culpabilisant en France ! ! Apprenons des anglos-saxons, apprenons que le succès passe par la visibilité, par l’argent… pourquoi ce serait tabou ?

 

Avez-vous vécu un moment difficile dans ce parcours d’entrepreneure, et comment l’avez-vous surmonté ?

Des moments difficiles, j’en ai bien sûr vécu plusieurs. L’organisation de la JFD compte son lot de difficultés à surmonter. Je tenais par exemple absolument à avoir pour cette 4ème édition un bar à coder à côté d’un bar à beauté pour montrer aux femmes qu’être entrepreneure, c’est aussi entreprendre sa vie, travailler en sachant prendre du temps pour soi. Personne n’y croyait et pourtant la JFD16 on l’a faite. J’ai surmonté les difficultés car j’ai su croire au projet et me donner les moyens des ambitions que j’avais pour faire de la JFD16 une édition sans précédent.

Il faut savoir transformer les difficultés en quelques chose de positif !

 

Quel conseil donneriez-vous à une entrepreneure qui se lance ?

Ma devise c’est « Sky is the limit » et j’en ai une autre que je trouve géniale « Go big or go home » !

Pour moi une femme digitale est une femme qui innove par intuition c’est une femme qui est libre mais qui apprend de ses erreurs, qui apprend à écouter pour mieux vendre, qui apprend à valoriser ses talents dans l’entreprise pour les faire grandir, qui sans rester sur son ego va créer une dynamique d’équipe, de collaboration et de bienveillance. C’est vraiment important pour moi, c’est quelque chose sur lequel je me challenge tous les jours et où j’essaie de faire mieux, même si parfois je crie et je ne suis pas contente ! Je suis très exigeante avec moi-même donc je le suis aussi avec les autres, et je pense aussi qu’une femme digitale, une entrepreneure c’est quelqu’un qui ne pense pas comme tout le monde et qui veut changer le monde.

 

Le temps du numérique est en train de croiser celui des femmes, allons-y ! C’est notre moment ! !

 

Quels sont vos prochains rêves ou défis personnels à réaliser ?

Le prochain challenge, c’est la JFD 2017 et le Club JFD Connect que l’on a lancé cette année : des femmes exclusives du digital qui vont se retrouver tout au long de l’année, un club acteur de la promotion et de l’innovation au féminin. Donc j’ai un peu de boulot pour organiser les évènements et réfléchir à ce qu’on va faire !

Et de façon personnelle, je voudrai aussi prendre plus de temps avec mon fils, car j’ai parfois l’impression que je ne lui donne pas assez de temps. Il a un rêve de cinéma, être devant et derrière la caméra, et j’ai promis de l’aider pour le guider vers cela. Je ne veux pas passer à côté et prendre du temps pour lui et l’aider grâce à mon réseau, mes rencontres, pour l’amener vers des castings, en parler pour l’aider à trouver un job dans ce milieu.

 

Merci beaucoup Delphine et rendez-vous à la JFD 2017 !

 

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